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dimanche 26 avril 2015

Le rendez-vous des indés #6


L'auto-édition est un vaste sujet, chacun à ses propres idées à son propos. C'est pourquoi tous les dimanches j'essayerais qu'un auteur qui est en édition indépendante ou qui est passé par là partage son point de vue.

Je pense que ce rendez-vous sera très enrichissant et permettra de découvrir différentes visions et d'échanger. Je vous demande juste que ces échanges se fassent dans le respect , sans débordements inappropriés car je sais très bien qu'il y aura des risques.
C'est d'ailleurs pour ça que je devrais approuver les commentaires.

Si vous voulez que ce rendez-vous continue, j'attends vos mails, car ce sont vous, les indés qui le faites. Je compte donc sur vos témoignages que vous pouvez m'envoyer à lestribulationsdunelectrice@gmail. Dans ce mail, vous êtes libres de me parler de votre ressenti et de votre expérience.
Pour la sixième édition, c'est Jérôme Dumont qui témoigne. Il a découvert l'auto-édition avec son série "Rossetti & MacLane". C'est une saga que j'apprécie énormément et dont vous pouvez découvrir mon avis sur le tome 1 et sur le tome 2.


Je ne considère pas que l’édition traditionnelle et l’auto-édition doivent demeurer des domaines imperméables l’un à l’autre. 

Les mentalités évoluent rapidement grâce à un nombre sans cesse croissant d’auteurs fournissant des ouvrages de qualité et originaux. La meilleure preuve en est l’ouverture de plus en plus grande de bon nombre de blogs littéraires à l’auto-édition.

Il y a un certain nombre de raisons qui me font aimer l’auto-édition :

- Le contact direct avec les lecteurs
J’écris des histoires dont la seule ambition est de faire passer de bons moments aux lecteurs. Quel bonheur de lire des commentaires indiquant que les personnages sont attachants, « font presque partie de la famille », ou encore que les intrigues les ont surpris et de pouvoir échanger avec les lecteurs. Recevoir des courriels de personnes qui ont aimé la série, échanger avec eux sur les réseaux sociaux, ça n’a pas de prix !
Bien sûr, ce genre de contact n’est pas exclusif à l’auto-édition. J’ai toutefois l’impression que l’absence d’intermédiaire facilite les contacts et la proximité.

- La liberté
Celle de pouvoir publier tous les projets que l’on a en tête, au rythme que l’on souhaite, tout en bénéficiant de différentes plateformes permettant d’assurer une disponibilité immédiate de ses ouvrages, tant aux différents formats numériques qu’en version papier.

- Le contrôle
Un contrôle total est source de multiples avantages mais vient également avec son lot de responsabilités, à commencer par celle de fournir des ouvrages de qualité, qu’il s’agisse de mise en page, formatage, mais également quant au texte lui-même. Aucune étape ne doit être négligée et nécessite la mise en place de processus techniques et d’une démarche d’assurance qualité. Cela représente beaucoup d’heures de travail, sur lesquelles il est, à mon avis, indispensable de ne pas faire l’impasse.

- Une communauté
L’auto-édition se structure, la communauté s’organise, prend des initiatives. Une grande partie des auteurs croisés au fil de mon parcours produisent des textes de qualité, souvent en décalage avec ce qu’on trouve dans le monde traditionnel de l’édition. La plupart sont sincèrement impliqués et œuvrent, chacun à leur manière, à faire changer les mentalités vis-à-vis de l’auto-édition.
Donc, de belles découvertes et des rencontres inattendues !

- La persévérance
Celle qui est nécessaire pour ne pas se décourager dans les moments de doute, et ils sont nombreux, celle qui pousse à aller toujours plus loin, à chercher sans cesse à s’améliorer. Ce n’est pas toujours évident et il faut être capable de composer avec. C'est en même temps un beau défi que l'on se lance à soi-même et il suffit de lecteurs qui demandent la suite pour se motiver !

En conclusion, tout comme je pense qu’opposer le numérique au livre papier relève d’un faux problème (les deux étant à mon sens complémentaires et nullement exclusifs l’un de l’autre), l’auto-édition et l’édition traditionnelle peuvent parfaitement coexister. Les choses changent, les mentalités évoluent. Il y a encore une route à tracer et, malgré les embûches, je trouve formidable et motivant de cheminer dessus !


dimanche 19 avril 2015

Le rendez-vous des indés #5


L'auto-édition est un vaste sujet, chacun à ses propres idées à son propos. C'est pourquoi tous les dimanches j'essayerais qu'un auteur qui est en édition indépendante ou qui est passé par là partage son point de vue.

Je pense que ce rendez-vous sera très enrichissant et permettra de découvrir différentes visions et d'échanger. Je vous demande juste que ces échanges se fassent dans le respect , sans débordements inappropriés car je sais très bien qu'il y aura des risques.
C'est d'ailleurs pour ça que je devrais approuver les commentaires.

Si vous voulez que ce rendez-vous continue, j'attends vos mails, car ce sont vous, les indés qui le faites. Je compte donc sur vos témoignages que vous pouvez m'envoyer à lestribulationsdunelectrice@gmail. Dans ce mail, vous êtes libres de me parler de votre ressenti et de votre expérience.
Pour la cinquième édition, c'est Anne-Cerise Luzy qui témoigne. Elle a découvert l'auto-édition avec son roman "L'opale de feu".

J'ai commencé à écrire il y a environ deux ans, à un moment où je me cherchais d'un point de vue artistique. Comme souvent depuis que je suis maman, ma source d'inspiration s'est trouvée être mes enfants, et particulièrement ma fille de 8 ans à ce moment là.

Je suis une grande lectrice depuis toujours, notamment de lecture de l'imaginaire, donc c'est naturellement que je me suis lancée dans l'écriture d'un roman de fantasy jeunesse.
J'ai suivi un MOOC (1) organisé par Draftquest il y a un an à peu près. Celui-ci m'a aidé à avancer dans mon travail, avec notamment les précieux échanges avec les autres auteurs et des retours objectifs sur notre travail.

A l'issue du MOOC (1) un concours était organisé pour gagner soit la publication par Les Forges de Vulcain, soit une formule d'auto-publication chez Librinova. Mon roman a été sélectionné pour cette dernière formule !

Et donc, en parallèle de l'envoi de manuscrits à des éditeurs, j'ai auto-publié mon premier tome de la série de "L'Opale de Feu". J'ai eu des retours positifs de deux éditeurs que j'ai refusé car les conditions ne me convenaient pas. J'ai fini par arrêter de chercher un éditeur, l'indépendance me convient bien pour l'instant à vrai dire ! Je continue donc sur cette voie pour la suite de ma série.

Je suis d'un caractère indépendant donc ça ne me dérange pas de tout faire. La seule vraie difficulté que je vois à l'auto-édition pour l'instant, c'est de se faire connaître. Mais je ne suis pas pressée, je pense qu'à long terme le bouche à oreille se fera.

J'ai plein d'autres projets en fiction et autour de l'instruction en famille (que je pratique avec mes enfants depuis 3 ans), mais je veux d'abord finir ce que j'ai entamé !




(1)MOOC: (massive online open course) Cours gratuit ouvert sur internet à tout le monde. Cela vient des US au départ et la France s'y met doucement. Celui de Draftquest était sur la plateforme Neodemia l'an dernier et est devenu indépendant. En Français il existe aussi France Université Numérique. 


dimanche 12 avril 2015

Le rendez-vous des indés #4



L'auto-édition est un vaste sujet, chacun à ses propres idées à son propos. C'est pourquoi tous les dimanches j'essayerais qu'un auteur qui est en édition indépendante ou qui est passé par là partage son point de vue.

Je pense que ce rendez-vous sera très enrichissant et permettra de découvrir différentes visions et d'échanger. Je vous demande juste que ces échanges se fassent dans le respect , sans débordements inappropriés car je sais très bien qu'il y aura des risques.
C'est d'ailleurs pour ça que je devrais approuver les commentaires.

Si vous voulez que ce rendez-vous continue, j'attends vos mails, car ce sont vous, les indés qui le faites. Je compte donc sur vos témoignages que vous pouvez m'envoyer à lestribulationsdunelectrice@gmail. Dans ce mail, vous êtes libres de me parler de votre ressenti et de votre expérience.

Pour la quatrième édition, c'est Anne-Cécile George qui témoigne. Un clic sur l'image vous mènera vers chaque roman.


J'ai commencé à écrire après la naissance de mon deuxième enfant, la grossesse avait été difficile et les premiers pas avec lui également (reflux, coliques) que je n'avais pas connu avec la première.
Pour éviter de me jeter par la fenêtre, j'ai décidé de coucher mes angoisses de jeune maman sur du papier.
J'ai écrit mon livre "Chroniques d'une jeune maman débordée" en 45 jours seulement ! L'accouchement fut rapide pour le coup, et il fallait à tout prix que je fasse partager mon expérience pour que d'autres mamans qui galéraient ou avaient galèré se déculpabilisent, se rassurent, bref que ce livre leur fasse du bien !
J'ai cherché des éditeurs et me suis aperçue que sans passe droit, sans un NOM, sans patience aussi (car attendre six mois pour une réponse c'est insurmontable pour moi), je me suis tournée vers l'auto édition.
 
Edilivre. Plus précisément. D'autre diront que c'est une maison d'édition alternative. Oui peut être, moi j'assimile cela à de l'auto édition, car on fait tout de A à Z, en passant de la correction, de la mise en page des chapitres, de la préface, la couverture qu'on choisit, qu'on paye aussi (une blinde), et puis toute la publicité qui n'est pas faite lors du lancement du livre.
 
Pour ma part, cela a été le plus fastidieux, car il a fallu contacter les journalistes, faire des dossiers de presse avec mes petites mains, envoyer mon livre à des personnalités qui ne l'ont jamais lu et qui l'ont certainement mis dans la corbeille à papier dès son arrivée, envoyer des mails aux émissions style "les maternelles" qui n'ont jamais répondu....
Bref faire le trottoir, avec pour unique mot d'ordre : mettre son orgueil de côté ! il faut démarcher les bibliothèques qui nous disent gentiment que notre livre n'est pas référencé, les librairies de la ville, qui nous regardent avec pitié dans le meilleur des cas, mépris dans les pires. Donc surmonter cette prostitution littéraire et finir par compter sur le bouche à oreille, et la publicité sur les réseaux sociaux qui est sans doute notre meilleur allié !
 

Après avoir ramé, pour mon deuxième livre, j'ai opté pour une vraie maison d'édition. Une petite, certes. Mais une vraie ! et je ne suis pas déçue. "Petites tromperies en famille" fait lentement son chemin, mais mon éditeur me cherche les lieux de séances de dédicaces, assure une distribution par Daudin, a fait lui même la couverture, la correction, la mise en page. Bref, un soulagement. Car mon plaisir réside uniquement en l'écriture.

samedi 4 avril 2015

Le rendez-vous des indés #3


L'auto-édition est un vaste sujet, chacun à ses propres idées à son propos. C'est pourquoi tous les dimanches j'essayerais qu'un auteur qui est en édition indépendante ou qui est passé par là partage son point de vue.

Je pense que ce rendez-vous sera très enrichissant et permettra de découvrir différentes visions et d'échanger. Je vous demande juste que ces échanges se fassent dans le respect , sans débordements inappropriés car je sais très bien qu'il y aura des risques.
C'est d'ailleurs pour ça que je devrais approuver les commentaires.

J'ai déjà reçu quelques mails et le rendez-vous peut tenir sans soucis pendant deux dimanche, mais pour pouvoir continuer, je compte sur vos témoignages que vous pouvez m'envoyer à lestribulationsdunelectrice@gmail. Dans ce mail, vous êtes libres de me parler de votre ressenti et de votre expérience.
Pour ce deuxième rendez-vous, c'est Laurence Labbé qui partage avec nous.
Elle connait l'auto-édition avec sa saga "La puissance des ordinaires".


Je suis heureuse de vous livrer mon témoignage d'auteure auto-éditée depuis un peu plus d'un an à présent.
J'ai aimé écrire depuis la première rédaction en primaire.
Etant enfant unique élevée par ma grand-mère, n'ayant pas l'autorisation de jouer ou de partager des loisirs avec d'autres enfants, les livres étaient mon échappatoire. Je lisais plusieurs classiques par semaine ce qui me permettait de vivre la vie des héros, de m'identifier à eux et de fantasmer sur les écrivains, qui étaient pour moi des génies, demi-dieux inaccessibles.

Longtemps, j'ai écrit des textes autobiographiques, libérateurs, puis j'ai commencé à écrire sérieusement (c'est-à-dire des nouvelles ou romans de fiction), il y a plus de quinze ans.
A l'époque, il n'y avait d'autre solution que de se faire éditer par une grande maison, ou de payer assez cher une imprimerie.

Puis un jour, les personnages de "la puissance des ordinaires" se sont imposés à moi.
Je leur ai donné naissance, puis ils m'ont manipulé pour m'emmener dans une histoire extraordinaire que vous connaissez peut-être.
Grâce à facebook, j'ai annoncé régulièrement l'avancement de mon roman, au fur et à mesure et je fus très heureuse de recueillir beaucoup d'intérêt ! Au fur et à mesure que j'étais emmenée par mes héros, j'ai trouvé mes premiers lecteurs. Ils ont pris l'avion en même temps que moi et ont découvert les premiers meurtres qui n'étaient absolument pas prévus... Puis, la suite...

Cette histoire suscitait un tel intérêt que l'on a commencé à me demander d'envoyer le texte pour relecture, et au fur et à mesure, j'ai suivi les avis, recommandations et corrections de ma quelques dizaine de lecteurs fidèles. Mais pour moi qui avait écrit sans auditoire depuis tant d'années, c'était magique !
Puis, j'ai réalisé que l'on pouvait à présent, s'auto-éditer très facilement et gratuitement !
Alors, j'ai envoyé le roman à mes éditeurs habituels. Je l'ai parallèlement mis en ligne sur un site de partage de publication, monbestseller, où j'ai récolté en quelques jours plus d'une centaine de lecteurs et de très bons conseils ! Alors, après encore un bon mois de corrections acharnées, j'étais si impatiente et sollicitée par mes lecteurs, que je l'ai déposé sur la plate forme createspace et deux jours plus tard, il était disponible en kindle et format papier, et je comptabilisais mes premières ventes, de l'ordre de quelques dizaines. Vous imaginez mon enthousiasme !

Mais l'aventure ne s'arrête pas là, au contraire, elle ne fait que commencer !
Car les premiers temps, presque chaque lecteur revenait vers moi pour me donner ses impressions. Et à chaque fois, c'est un tel bonheur, un partage d'une telle intensité, que les commentaires soient dithyrambiques ou mitigés ne change rien. L'intensité du partage est un bonheur inexprimable.
J'ai ensuite eu le bonheur de découvrir le blog "les tribulations d'une lectrice" qui m'a offert une de mes premières belle chronique. Un peu plus tard, le blog littéraire de l'Express a découvert "la puissance des ordinaires" et m'a désignée comme une plume novatrice et à suivre. J'ai participé au salon du livre le 21 mars avec eux et ai rencontré des éditeurs et auteurs de talent !

J'ai écrit en 2015 la suite de mon roman, sous une forme plus classique, et je pense que quelques lecteurs l'attendent. Pour l'instant il prend le même chemin que le premier.
Et toujours manipulée par mes héros, je me retrouve à partir en avril en Afrique du Sud, où se déroulera le troisième tome de "la puissance des ordinaires".
Voilà où m'a emmené cette aventure de l'auto-édition, moi et les lecteurs et j'espère pouvoir la partager avec beaucoup et encore longtemps !

dimanche 29 mars 2015

Le rendez-vous des Indés #2


L'auto-édition est un vaste sujet, chacun à ses propres idées à son proposn c'est pourquoi tous les dimanches j'essayerais qu'un auteur qui est en édition indépendante ou qui passé par là partage son point de vue.

Je pense que ce rendez-vous sera très enrichissant et permettra de découvrir différentes visions et d'échanger. Je vous demande juste que ces échanges se fassent dans le respect , sans débordements inappropriés car je sais très bien qu'il y aura des risques.
C'est d'ailleurs pour ça que je devrais approuver les commentaires.

J'ai déjà reçu quelques mails et le rendez-vous peut tenir sans soucis pendant deux dimanche, mais pour pouvoir continuer, je compte sur vos témoignages que vous pouvez m'envoyer à lestribulationsdunelectrice@gmail. Dans ce mail, vous êtes libres de me parler de votre ressenti et de votre expérience.
Pour ce deuxième rendez-vous, c'est Jeanne Sélène qui partage avec nous.
Elle connait l'auto-édition avec sa saga "Balade avec les astres".


Le livre 1, le livre 2 et le livre 3 sont à 2,99€ au format numérique.
Et au format broché le livre 1, le livre 2 et le livre 3 sont à 14€

Je suis de nature plutôt curieuse, je dirais même très curieuse ! J'aime apprendre, découvrir... et utiliser ces découvertes pour imaginer, rêver...
Lorsque j'avais 15 ans, j'ai commencé l'écriture d'un roman. J'avais déjà réalisé quelques nouvelles dans le cadre scolaire — dont l'une avait remporté un petit prix — puis participé à un fanzine mais c'était la première fois que je m'attelais à une aventure aussi énorme. Mais bon, pas trop le choix, je n'arrivais même plus à dormir tellement les idées envahissaient mon esprit.

Deux ans plus tard, j'ai appris à mes parents très étonnés que non, je ne jouais pas à Civilization II pendant tout ce temps passé derrière l'ordi et que — voilà le paquet ! — ces quelque quatre-cent pages A4 que je venais de passer la soirée à imprimer, étaient un roman dont j'étais même l'auteur !

Ils ont été un peu surpris forcément en découvrant « Balade avec les Astres » !
Ensuite, pendant mon année de Terminale, j'ai tenté d'écrire une nouvelle sur les conseils de mon entourage car il était a priori plus facile d'être accepté avec un texte court pour une première publication.
En fait de nouvelle, j'ai fini par écrire un deuxième roman (mais plus court) que j'ai intitulé « La vengeance sans nom ».
Et puis je suis partie étudier... J'ai relu et corrigé mon premier roman avec l'aide de ma première bêta-lectrice de choc : ma maman ! J'ai ensuite cherché une petite maison d'édition qui acceptait les envois par mail pour limiter les frais.
Et j'ai fini par oublier que j'avais envoyé mon texte...
Un beau jour, j'ai reçu une réponse : mon histoire était intéressante, ils l'avaient même lue en entier puisqu'ils notaient des remarques très précises, mais... car il y avait un « mais »... Vous imaginez la suite ! :)

J'ai bien sûr été déçue mais j'étais à cette période très occupée par mes études d'autant plus que j'avais entrepris deux formations en parallèle... Alors j'ai à nouveau laissé tomber toute cette histoire.
Enfin, mes études terminées, les idées se sont mises à revenir en force, m'empêchant à nouveau de trouver le sommeil. Pourtant, je ne parvenais pas à écrire, comme si je n'arrivais pas à ouvrir une nouvelle porte puisque la précédente n'était pas encore fermée.
Alors, sur les conseils avisés de ma maman (encore elle !), j'ai ouvert un blog et publié mon histoire épisode après épisode. Cela me permettait de la relire en même temps et d'y apporter quelques corrections stylistiques. J'avais quelques années de plus et un regard peut-être plus affiné.

Pourtant, deux ans après, je n'avais relu et publié que les deux tiers de l'histoire ! Autant vous dire que mes lecteurs, bien que fidèles, devaient commencer à trouver le temps long et avoir oublié détails et indices parsemés dans le récit... J'ai donc fermé le blog, pris le temps de tout corriger puis j'ai envoyé mon texte à quelques maisons qui, une fois de plus, acceptaient les fichiers numériques.
Dans le même temps, je me suis mise à lire des témoignages autour de l'édition et de l'auto-édition. J'avais un a priori très négatif — comme beaucoup — concernant l'auto-édition mais, peu à peu, j'ai commencé à trouver l'idée alléchante : pouvoir gérer toutes les étapes de la publication ! Apprendre plein de nouvelles choses !
Allez, zou ! Il ne restait plus qu'à se lancer, ma décision était prise !
Et finalement, le 1er décembre 2014, j'ai sorti mon roman « Balade avec les Astres » sous la forme d'une trilogie.

J'ai choisi l'impression à la demande pour limiter les risques financiers mais j'ai en revanche fait intervenir une correctrice professionnelle pour la relecture. Je ne voulais pas risquer de publier un texte rempli de coquilles. J'ai réalisé mes couvertures moi-même sur Photoshop en profitant des conseils d'une amie infographiste. J'ai ensuite effectué toutes les démarches officielles. C'était chronophage et un peu stressant, je dois l'avouer, mais j'ai beaucoup aimé découvrir tous ces aspects de la publication. Si c'était à refaire, je recommencerais ! D'ailleurs, je vais recommencer bientôt puisque mon deuxième roman « La vengeance sans nom » devrait probablement sortir en juin prochain !

dimanche 22 mars 2015

Le rendez-vous des Indés #1


L'auto-édition est un vaste sujet, chacun à ses propres idées à son propos. Ca fait un moment que j'ai envie de trouver un moyen de la mettre en avant sur le blog et voilà qui est fait. J'essayerais que chaque semaine un auteur qui est en édition indépendante ou qui passé par là partage son point de vue.

Je pense que ce rendez-vous sera très enrichissant et permettra de découvrir différentes visions et d'échanger. Je vous demande juste que ces échanges se fassent dans le respect , sans débordements inappropriés car je sais très bien qu'il y aura des risques.
C'est d'ailleurs pour ça que je devrais approuver les commentaires.

Certains de vous m'ont déjà contacté par mail par rapport à l'appel que j'avais lancé au sujet de ce rendez-vous, je vous réponds très vite car je n'ai pas encore rattrapé mon retard de mails suite à mes soucis de connexion internet.
Ceux qui passeraient par ici et qui voudraient participer au rendez-vous, n'hésitez pas à m'envoyer un mail à lestribulationsdunelectrice@gmail avec votre expérience de l'auto-édition.
Pour ouvrir le bal, Thiébault de Saint Amand  qui  a connu l'édition indépendante quelques mois avec son Mazelot nous livre ses impressions.


L’autoédition m’a toujours posé un problème, voire plusieurs à vrai dire.
D’un côté, elle est une chance inouïe de partager ses publications et d’acquérir parfois une petite notoriété, de l’autre, il faut le reconnaître, c’est le foutoir complet.
Le professionnel de l’édition, c’est l’éditeur.

Je viens déjà de me fâcher avec bon nombre de tes visiteurs, chère Isabelle. S’il existe un potentiel risque, narcissique, d’être aveuglé par la foi inébranlable que l’on porte à soi-même pour lancer un chef-d’œuvre qui bouleversera la « littérature post-moderne d’avant-garde », le soutien d’un éditeur reste la meilleure preuve non pas de son talent, mais de la confiance que vous témoigne un professionnel qui vous a lu et qui est prêt à investir.

Je croise souvent des commentaires d’auteurs mécontents de ne pas bénéficier de la promo de Marc Lévy pour leur premier opus, mais cela me semble profondément injuste. Je suis passé par ce stade aussi. Or, avec du recul et deux ou trois bonnes engueulades subies par mon éditeur historique, j’avais tort.
L’auteur construit sa carrière au premier roman (c’est-à-dire à un niveau ridiculement bas !) et ce sont les éditeurs qu’il rencontrera par la suite qui le conduiront vers davantage de notoriété, livre après livre. De chroniques en commentaires de lecteurs, de pub en presse associée, un faisceau important de détails, parfois infimes, assure sa longévité et le retour sur investissement du risque réel accepté par chacune des maisons d’édition.

Évoquer ce terme de « carrière » peut paraître prétentieux. Il permet toutefois de comprendre pas mal de refus d’édition pour un premier ouvrage et il a au moins le mérite de témoigner de l’endurance qu’il faut pour tenir la distance sur un chemin tortueux, voire chaotique.
Les principales plates-formes d’autoédition n’ont pas cette audace.

D’ailleurs, le bonheur absolu pour elles, ce serait que chaque client achetant un aspirateur, un DVD, un roman ou des chaussettes publie un bouquin. Comme il en fera l’acquisition au minimum pour lui-même, Tata Huguette et même sa sœur, ce sont des recettes inespérées ! Si tu frétilles un peu, grâce à un réseau où grouillent des gens de talent, mais aussi des despérados des lettres modernes avec le fameux « achète mon livre et je te chroniquerai le tien » (on avance vachement dans le concept !), tu auras la chance d’être chouchouté par la maison-mère et on verra ta trombine en format A4 sur le site.

Et après ? Où est la liberté de celles et ceux qui revendiquent l’indépendance contre le diktat des maisons bâties autour du schéma traditionnel, si le Graal est de se faire adouber par un distributeur qui te tient à sa merci et selon ses règles consultables sur place, en Laponie ou en Californie du sud ?
En effet, l’auto-édition ne génère pas de droits d’auteur.
Là encore, je risque de froisser une partie de tes lecteurs. Quand je signe un contrat d’édition, on me paye pour un travail que j’ai effectué et je prends quelques engagements pour l’avenir (dont la promotion). J’ai fiscalement le choix d’intégrer ces revenus en salaires ou, dans certaines conditions précises, de les déclarer en Bénéfices non commerciaux (BNC).

En France, quand j’autopublie sur une plate-forme qui distribue le résultat de mon bricolage plus ou moins réussi (casse-tête de la couverture, de la mise en page, de la visibilité, du référencement) je perçois des droits d’édition, car je suis éditeur.
Si tous les auteurs autoédités savaient que leur activité est régie automatiquement (obligatoirement) dans la catégorie des BNC, avec enregistrement impératif au registre du commerce et des sociétés (en classe 0), car ils gèrent une entreprise d’édition, tu aurais déjà beaucoup moins de volontaires !
Ajoutons à cela que le statut d’auto-entrepreneur est strictement prohibé.
Le fisc n’effectuant pas de redressement pour 1.74 €, la majorité a peu à craindre… si elle pense quand même à déclarer les revenus engrangés qui sont parfois conséquents pour certains !

Je ne jette pas l’opprobre sur ce procédé ni sur les auteurs de grand talent, j’en connais !, qui ne disposent pas d’autre moyen pour se faire plaisir et partager leurs écrits avec un lectorat de plus en plus curieux et avide de découvertes. Beaucoup d’autoédités sont à présent chroniqués et c’est une très bonne évolution.

Je suis passé par là en février. Comme quoi, « Fontaine… », ou moins prosaïquement, «  Seuls les imbéciles… ».
J’ai choisi Librinova, car d’une part, je payais pour une prestation de qualité (je suis nul en informatique) et d’autre part, je souhaitais me faire remarquer auprès d’un professionnel de l’édition.
Tu as été l’une des premières à effectuer une chronique de Mazelot. J’ai eu la chance de susciter de l’intérêt auprès d’autres chroniqueuses et, en mars, j’ai signé un contrat auprès d’une maison d’édition classique.
Nous ne sommes pas chez les Bisounours. Il est évident que le fait d’être déjà publié par ailleurs est un argument fort permettant d’intéresser éventuellement les professionnels, mais je suis ravi de n’avoir pas longtemps séjourné dans ce système, car je ne m’y sens pas à l’aise, tout simplement.
En conclusion, je ne suis pas hostile à l’autoédition, mais je pense qu’il faut s’interroger, avant toute publication, sur le but recherché et, surtout, sur le plaisir attendu lors de la naissance de l’ouvrage. En répondant à ces deux questions en arrive une autre immédiatement derrière : et après ?