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mercredi 25 mars 2015

Les Crèvecoeur : Romain de Antonia Medeiros

Titre: Les Crèvecoeur/Romain
Auteur: Antonia Medeiros
Editions: La Bourdonnaye

Je tiens à remercier les Editions de la Bourdonnaye pour cette découverte

Quatrième de couverture
Le monde étrange dans lequel grandit Germain Crèvecœur est peuplé de silences, de secrets de famille, de chaussures usées qu’on adule, d’une Chinoise édentée cachée dans un placard et d’une tapisserie légendaire. Prisonnier de Romain et d’Édith – un père à la folie fétichiste et une mère à l’amour excessif –, Germain cultive sa différence et recherche dans l’amertume de sa jeunesse le bonheur et la force d’aimer. Son incroyable parcours fascine, de son enfance à son adolescence, de son apprentissage à la découverte de la sensualité, de l’horreur de la mutilation à la magie de la création. En cela, Romain a marqué son fils de son empreinte indélébile. Entre passions et intrigues familiales, la saga des Crèvecœur est un hymne à la beauté féminine autant qu’un voyage dans le cœur meurtri d’un homme à la sensibilité unique, qui pensait soigner son âme au fond d’une bottine pour dame.

Qu'est-ce que j'en pense?
Ça fait presque un an que j'ai lu le premier opus de cette saga, mais, à part les premières pages qui ont été un peu difficiles, je me suis très vite replongée dans l'histoire.

J'ai retrouvé la plume fluide et poétique d'Antonia Medeiros avec beaucoup de plaisir. J'ai même trouvé que ce roman était encore plus fort que son prédécesseur niveau émotions.
Et pourtant, j'avais une appréhension quant au titre, j'avais du mal à m'imaginer suivre un homme aussi détestable que Romain tout au long de cet ouvrage.

Heureusement, il n'est pas très présent, car il est toujours très difficile à supporter. 
On suit beaucoup plus Germain qui est mon chouchou dans la famille CrèveCoeur pour l'instant. Son caractère courageux et imaginatif fait de lui un protagoniste très intéressant.
Quant à Edith, cette pauvre femme, j'ai ressenti beaucoup de tristesse pour elle, j'aurais vraiment aimé pouvoir l'aider et lui offrir une autre vie.

L'univers des chaussures dans lequel l'auteure nous entraîne est encore plus agréable que dans le premier opus. Je me suis vraiment laissé porter par ce monde et par les découvertes que Germain va faire.
D'ailleurs, je suis impatiente de découvrir un troisième tome pour me laisser emporter encore une fois par la plume d'Antonia Medeiros.

Bref, si vous aimez les sagas familiales et les histoires originales, je ne peux vous conseiller de découvrir cette famille CrèveCoeur.

Présentation de l'auteure
Antonia Medeiros est une auteur franco-américaine qui vit à Montréal. Après avoir travaillé dans le monde de la communication et avoir beaucoup écrit pour les autres, elle se consacre aujourd'hui à ses propres œuvres. En mars 2014, elle publie aux Éditions La Bourdonnaye le premier volet d'une saga familiale trépidante intitulée les Crèvecoeur et qui plonge dans le monde de la chaussure féminine et de la création artistique. Antonia Medeiros aime se définir avant tout comme une romancière, avec un faible tout particulier pour les personnages tourmentés et les histoires avec un grand H. 


mercredi 26 février 2014

L'Entrevue de Saint-Cloud de Harold Cobert

Le 3 juillet 1790, alors que la monarchie est en péril et l'avenir de la France incertain, Marie-Antoinette accorde à Mirabeau une audience secrète à Saint-Cloud. Ces quelques heures à la dérobée suffiront-elles au comte libertin pour renverser l'inexorable cours de l'Histoire ? Car, paradoxalement, une seule volonté anime l'orateur du peuple, élu du tiers état, celle de sauver le trône. Déployant toute son éloquence, le redoutable tribun saura-t-il rallier la reine â ses convictions ? Duel de deux mondes, roman en costumes, L'Entrevue de Saint-Cloud illustre d'une manière saisissante la fragilité des destinées collectives.




Qu'est-ce que j'en pense?
L’historique est un genre que je connais très peu et qui ne m’attire pas trop mais, quand mes yeux se sont posés sur ce roman à la bibliothèque et sur le nom de son auteur, j’ai eu envie de me laisser tenter.

Les deux précédents ouvrages d’Harold Cobert, on été de gros coups de cœur mais sachant que j’ai beaucoup de mal à accrocher à l’historique je n’avais pas trop d’attente quant à cette lecture. « L’entrevue de Saint Cloud » n’est pas un coup de cœur mais j’ai malgré tout passé un bon moment.

Ce roman est assez court mais ce n’est pas plus mal c’est ce qui m’a permis de rester accrochée jusqu’au bout car si il avait été plus long, je pense, qu’à un moment ou à un autre je me serais lassée.On sent qu’Harold Cobert connaît son sujet et qu’il est attaché à ses personnages et à leur époque.

Les deux protagonistes principaux sont intéressants et les dialogues échangés sont assez divertissants. Les descriptions sont très bien dosées, il n’y en a ni trop, ni trop peu et, ce qui m’a le plus plu c’est de pouvoir m’imaginer les costumes de l’époque.

En bref, si vous aimez les romans historiques, n’hésitez pas à vous laisser tenter et, même si vous n’êtes pas des adeptes du genre et que vous aimez la plume d’Harold Cobert, il est bien possible que vous apprécierez « L’entrevue de Saint Cloud ».

jeudi 22 août 2013

Le Chêne et le Citronnier de Antoine-Pierre Mariano

Le Chêne et le Citronnier", deux cultures, deux hommes, deux vies au travers d'une saga qui balaie le XX è siècle et ses plus grands séismes, de la boucherie de 14 - 18 au paroxysme de la Guerre froide !
Eugène, grand bourgeois, est né dans les brumes du Nord. José, lui, a vu le jour sous le soleil de la Méditéranée connu très tôt l'exil pour fuir la misère.
Les deux hommes traverseront les violences et les horreurs mondiales, les déchirements de la décolonisation et la confrontation tragique entre les deux blocs tout au long de la guerre froide.
Ils seront les témoins des turbulences en Europe Centrale et au Moyen Orient ainsi que la lâcheté des hommes de pouvoir. Eugène y verra d'abord la main des communistes. José le fruit amer de la fatalité.
Les deux hommes se rencontreront à trois reprises tout au long de leur vie. Trois rencontres dues aux facéties du hasard, "le plus grand des artistes" a écrit Balzac. Mais trois rencontres qui changeront leurs vies. Leur point commun , L'un et l'autre garderont au fond d'eux - mêmes une rancune éternelle envers ceux qui les ont fait naître, rancune qui ne s'éteindra qu'avec leur mort.

Qu'est-ce que j'en pense?
Quand Marion des Editions Jacob-Duvernet m’a proposé de découvrir ce roman, j’avoue avoir hésité car ce n’est pas le genre de roman que je lis habituellement. Finalement, je suis très heureuse d’avoir accepté car j’ai passé un très bon moment en compagnie de la plume de l’auteur.

Au départ, je me suis posée des questions sur la signification du titre mais très vite tout a été plus clair et je l’ai trouvé très original.
Une fois la première page de ce roman tournée, j’ai eu beaucoup de mal à le reposer car je me suis sentie happée par cette histoire touchante et bouleversante.
J’ai beaucoup aimé les descriptions faites par l’auteur que ce soit au niveau des personnages et des descriptions surtout que ce roman se passe, à certains moments à Roubaix, ville qui n’est pas très loin de chez moi et que j’aime fréquenter de temps en temps. C’est avec plaisir que j’ai découvert le côté historique de cette ville dont j’ignorais tout.

Mais « Le chêne et le citronnier » n’a pas qu’un côté historique, il a également un côté très humain et on ne peut que s’attacher à nos deux héros principaux qui vont se rencontrer trois fois au cours de ce roman. Je me suis sentie happée par leur histoire et leur parcours. Ils ont deux caractères très différents et, à chaque fois qu’ils se retrouvent, l’auteur à réussit à me surprendre car je ne m’attendais pas du tout à leur retrouvaille. J’ai préféré leur troisième rencontre car c’est celle que j’ai trouvée la plus inattendue et j’ai trouvé que c’était une très belle façon de conclure ce roman.

En bref, j’ai été conquise le côté historique et le côté humain de ce roman et je ne peux que vous conseiller de vous laisser tenter.

Je tiens à remercier Marion et les Editions Jacob Duvernet pour cette belle découverte.


jeudi 22 décembre 2011

Inconnu à cette adresse de Kathrine Kressmann Taylor


Mon cher Max...
Mon cher Martin...
Du 12 novembre 1932 au 18 mars 1934, entre l'Allemagne et les Etats-Unis, deux amis s'écrivent. Max, l'Américain, parle de sa solitude depuis le départ de son ami. Martin, l'Allemand, lui raconte sa nouvelle vie dans une Allemagne qu'il peine à reconnaître tant elle est défigurée par la misère. Au fil des lettres, inexorablement, Martin et Max s'éloignent l'un de l'autre. D'autant que Max est juif...

Qu'est-ce que j'en pense?
J’ai découvert ce bouquin chez ma bouquiniste d’occasion préférée et je n’ai pas hésité une seule seconde.
Ce roman épistolaire est pour moi une belle découverte.
Ce récit est petit par la taille mais son histoire est très émouvante.
L’auteure a su faire passer beaucoup d’émotions en seulement 67 pages.
Par les lettres que Martin et Max échangent on apprend à connaître la vie de ces deux personnages ainsi que le monde qui les entoure.


En bref, même si ce livre n’est pas un coup de cœur, j’ai été énormément touchée par l’histoire et je vous le recommande.