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vendredi 25 juillet 2014

Papa et maman sont morts de Gilles Paris

A la mort de leurs parents au cours d'un accident d'avion, Alice et Jean-Jean se retrouvent bientôt seuls, livrés à un monde adulte des plus déroutants : un oncle sale et égoïste, une institutrice folle, une serveuse de café nymphomane... Dans une série de tableaux écrits avec un regard d'enfant, Gilles Paris livre un roman plein de justesse et de sensibilité.

Qu'est-ce que j'en pense?
Après avoir été conquise par « Autobiographie d’une courgette », « Au pays des kangourous » et « L’été des lucioles », je ne pouvais pas passer à côté de ce premier roman de Gilles Paris.

D’ailleurs, quand j’ai eu cet ouvrage en main, je n’ai pas pu m’empêcher d’arrêter ma lecture en cours et de me jeter dessus.
Quel bonheur de retrouver la magnifique plume poétique de Gilles Paris. Elle est toujours aussi émouvante et touchante et la pointe d’humour est toujours placée au bon moment pour dédramatiser l’histoire.

Encore une fois, j’ai été conquise par les personnages créés par l’auteur. Alice et son frère sont très attachants. Seul petit bémol, j’ai quelques fois eu un peu de mal avec la relation bizarre qui les unit. Mais, malgré ce petit point négatif, on ne peut s’empêcher de suivre nos deux orphelins et d’être touché et amusé par les rencontres qu’ils vont faire. Ces rencontres nous font immédiatement oublier la gêne qu’on a pu ressentir à la lecture de certains passages.

Ce roman est le premier de l’auteur et le dernier en date que j’ai lu. Maintenant, il va falloir que j’attende patiemment impatiemment la prochaine parution de Gilles Paris.

Bref, si je ne vous ai pas encore convaincus de découvrir l’auteur, restez à l’affut, une surprise arrive bientôt sur le blog. En tout cas, Gilles Paris, est une de mes plus découverte livresque de cette année.

Pour terminer, un petit top de mon ordre de préférence des romans de l’auteur.

  1. Autobiographie d’unecourgette 
  2. Au pays des kangourous 
  3. L’été des lucioles
  4. Papa et maman sont morts

jeudi 10 avril 2014

Au pays des kangourous de Gilles Paris

« Ce matin, j'ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En entrant dans la cuisine, j'ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d'hier soir. J'ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m'a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout coincé de partout. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand, mon papa. »
Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien au Trocadéro. Mais le couple n'en est plus un depuis longtemps. Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole, femme d'affaires accomplie, passe sa vie en Australie, loin d'un mari qu'elle n'admire plus et d'un enfant qu'elle ne sait pas aimer. Le jour où Paul est interné pour dépression, l'enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque, adepte des séances de spiritisme avec ses amies « les sorcières », et prête à tout pour le protéger.
Dans les couloirs trop blancs des hôpitaux, il rencontre aussi l'évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets qui semble bien résolue à lui offrir son aide. Porté par l'amour de Lily, perdu dans un univers dont le sens lui résiste, Simon va tâcher, au travers des songes qu'il s'invente en fermant les yeux, de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu'à toucher du doigt une vérité indicible.

Qu'est-ce que j'en pense?
Je n’avais même pas terminé « L’été des lucioles » que, déjà, j’avais réservé « Au pays des kangourous » à la bibliothèque. Je l’ai donc attendu patiemment et il est arrivé pour moi.
Quand je l’ai eu entre les mains, je n’ai pas pu m’empêcher de mettre ma lecture en cours en pause car j’avais trop hâte de le commencer.

Encore une fois, je ressors de cet ouvrage complètement conquise par l’écriture de Gilles Paris et j’ai l’impression que, comme pour « Autobiographie d’une courgette », les mots ne vont pas être assez forts pour exprimer mon ressenti.

Ce roman commence très fort et quand on lit la première phrase : « Ce matin, j’ai trouvé papa dans le lave-vaisselle », on ne peut s’empêcher d’avoir envie de continuer pour en savoir plus.
L’auteur aborde plusieurs thèmes de notre société qui sont assez triste mais, comme toujours, il a réussi à dédramatiser avec beaucoup de talent.

Je me suis immédiatement attachée à Simon, notre narrateur de neuf ans. J’ai eu un gros coup de cœur pour ce personnage qui a réussi à me faire retomber en enfance le temps d’une lecture. Le fait que l’histoire soit racontée de son point de vue nous permet de ressentir ses émotions et de nous poser les questions avec lui. On a envie de le consoler et de l’aider. La relation qu’il a avec son père est magnifique et j’ai été très touchée par cet attachement père/fils.

J’ai également adoré le personnage de Lily, cette petite fille très mystérieuse. J’ai adoré sa maturité et son esprit très ouvert ainsi que tout le mystère qui tourne autour de cette fillette.
Quant à Lola, la grand-mère, j’ai aimé la fraîcheur et la bonne humeur qu’elle apporte au roman avec son groupe de « sorcières ».

Bravo Gilles pour avoir réussi à me toucher, m’émouvoir et me faire rire. J’ai hâte de lire « Papa et maman sont morts » qui est en réservation à la bibliothèque en attendant de pouvoir rejoindre la mienne.


vendredi 7 mars 2014

L'été des lucioles de Gilles Paris

" J’ai deux mamans et un papa qui ne veut pas grandir. " Ainsi commence l’histoire de Victor, qui vient d’arriver dans la villégiature familiale du Cap-Martin. Cet été caniculaire s’annonce sous le signe de l’étrange avec une invasion de lucioles, des pluies sèches et des orages aussi soudains que violents. Du haut de ses neuf ans, Victor a quelques certitudes. C’est parce que François n’ouvre pas son courrier qui s’amoncelle dans un placard que ses parents ne vivent plus ensemble. C’est parce que Claire et Pilar adorent regarder des mélos tout en mangeant du pop-corn qu’elles sont heureuses ensemble. Et c’est parce que les adultes n’aiment pas descendre les poubelles au local peint en vert qu’il a rencontré son meilleur ami Gaspard. Pourtant, de nombreuses questions restent sans réponse. Pourquoi François refuse-t-il de grandir ? Pourquoi Alicia, son aînée, fugue-t-elle sans arrêt ? Qui était Félicité, la sœur de son père dont on ne parle jamais ? Sur l’étroit chemin des douaniers qui surplombe la côte et relie Cap-Martin à Monaco, Victor rencontrera deux jumeaux, Tom et Nathan, qui lui ouvriront les portes d’un monde imaginaire et feront émerger des secrets de famille trop longtemps ensevelis. Gilles Paris brosse les portraits de personnages attachants – une ado nonchalante, une maman libraire, un père-enfant – et décrit avec tendresse l’univers poétique du petit Victor. Un roman d’apprentissage sensible et drôle.


Qu'est-ce que j'en pense?
Après avoir eu un énorme coup de cœur pour « Autobiographie d’une courgette », j’étais impatiente de retrouver la plume de Gilles Paris et, pour ce faire, j’ai choisi « L’été des lucioles ».
Encore une fois, j’ai été conquise par la magnifique plume poétique de l’auteur et ce roman est un coup de cœur.

«L’été des lucioles » ne m’a pas fait retomber en enfance comme l’avait fait « Autobiographie d’une courgette » mais ça ne m’a pas empêché de trouver Victor très attachant et de le suivre dans ses différentes aventures avec beaucoup de plaisir. J’ai beaucoup apprécié la relation qu’il créé avec Justine et son amitié pour Gaspard.

Je me suis plus retrouvée dans la maman libraire qui a toujours un livre à la main. C’est vrai que je ne suis pas libraire mais je ne sors jamais de la maison sans un livre et je suis un peu comme elle dès que je peux lire, j’en profite.

J’ai beaucoup apprécié le côté mystérieux de ce roman. Il y a ce mystère qui plane autour de Nathan et Tom, les jumeaux ainsi que celui qui tourne autour de Félicité. On a envie d’aider Victor à les résoudre et de connaître les secrets de ces personnages.

Ha et puis les décors, je ne connais pas du tout la région dont l’auteur parle dans son roman mais quel bonheur de pouvoir me les imaginer. J’en ferais une de mes prochaines destinations de vacances sans hésiter.
Je me suis surprise à rêver plus d’une fois quand Victor nous parlait de lucioles de papillons.

Quelques mots sur l'auteur

(Merci à Eulimène pour la photo)

Je profite de cette chronique pour vous parler d'un événement important qui m'a enchantée. Après quelques échanges sur Facebook avec Gilles Paris, j'ai eu la surprise de découvrir que vendredi dernier il était au Furet du Nord de Lille. Et oui j'y étais. Après avoir bravé la pluie, le bus et le tram et m'être retrouvée pour la première fois toute seule à Lille, (ce n'est pas que je ne connais pas Lille mais j'ai toujours cette petite appréhension de m'aventurer seule dans une grande ville) je me suis installée à  l'espace rencontre du Furet du Nord et j'ai vu arriver Gilles Paris. 

Je ne vous ferais pas d'énorme compte rendu car je ne suis pas trop douée pour ça mais j'ai juste envie de vous dire que je suis rentrée de cette rencontre des étoiles pleins les yeux. Pendant la conférence, Gilles Paris a su me faire rêver en parlant des personnages et des décors de "L'été des lucioles".

Je suis également enchantée de l'échange que j'ai pu avoir avec l'auteur lors de la séance de dédicace. Bref, c'est une rencontre que je ne suis pas prête d'oublier et si Gilles Paris repasse dans la région je ne manquerais pas de braver la pluie et le vent pour y retourner.
Je n'ai qu'un seul regret c'est d'avoir été tellement subjugée par ce moment que j'en ai oublié le plus important, la photo.
Je terminerais juste par remercier l'auteur et le Furet du Nord pour cet instant magique en compagnie des lucioles.

Découvrez l'avis d'Eulimène dont j'au eu le plaisir de faire la connaissance lors de cette rencontre.


dimanche 23 février 2014

Autobiographie d'une Courgette de Gilles Paris

Icare dit "Courgette", petit garçon de 9 ans, est né du mauvais côté de la vie.
Depuis tout petit, il veut tuer le ciel, à cause de sa mère qui dit souvent : "Le ciel, ma Courgette, c'est grand pour nous rappeler que dans la vie on n'est pas grand chose".
Depuis son accident, la mère d'Icare ne travaille plus, boit de la bière en regardant la télévision et ne s'occupe pas de son fils.
Un jour Courgette, à défaut de tuer le ciel, va tuer accidentellement sa mère. Le juge le déclare "incapable mineur".
Placé en maison d'accueil, Courgette découvre enfin l'Amitié, les fous rires, les larmes, les émotions et l'Amour...
Un petit chef-d'oeuvre d'humour et d'émotions. L'apprentissage d'une vie...

Qu'est-ce que j'en pense?
 « Autobiographie d’une courgette » fait partie de ces romans qui une fois lus on se demande pourquoi on les a laissés traîner si longtemps dans notre PAL. Je ressors de cette lecture complètement conquise et cet ouvrage est un énorme de coup de cœur.

En même temps, comment ne pas craquer pour l’écriture de Gilles Paris ? J’ai adoré la manière humoristique et touchante qu’il utilise pour aborder un sujet dramatique.
C’est très agréable de découvrir l’histoire à travers les yeux d’un enfant de neuf ans et de retomber en enfance le temps d’une lecture.

D’ailleurs, j’ai eu un énorme coup de cœur pour le personnage d’Icare alias Courgette. Il est vraiment très attachant, touchant, adorable. J’ai même l’impression que les mots ne sont pas assez forts pour dire ce que j’ai ressenti pour notre jeune protagoniste. Quel bonheur de se retrouver dans sa peau et de ressentir les émotions avec Courgette, il m’a fait rire et il m’a émue.
Ses répliques sont très drôles et, encore plus quand on a un enfant à la maison qui va sur ses neuf ans et qu’on a l’impression de le reconnaître dans certaines paroles. D’ailleurs, voici un petit extrait du genre de réaction que mon fils pourrait avoir :

« J’ai demandé où était la rivière en pensant à Raymond qui vient me voir tous les dimanches et monsieur Paul m’a montré une sorte de serpent qui part de la grande ville et qui se jette dans les bras d’autres rivières.
Monsieur Paul dit n’importe quoi, les rivières n’ont pas de bras.
Et pourquoi pas des yeux ou une bouche pendant qu’on y est ? »                                           
Les autres personnages comme Camille, Raymond et compagnie sont aussi très intéressants, que ce soit les enfants ou les adultes. Ils ont tous un petit côté attachant qui rend l’histoire encore plus touchante.

Les émotions que j’ai ressenties au cours de ma lecture ont été tellement fortes qu’il m’est difficile de vous les faire passer à travers les mots. J’espère au moins être arrivée à vous convaincre de découvrir Courgette si ce n’est pas encore fait car c’est un roman qu’il faut à tout prix découvrir.

Une petite citation pour terminer
"La petite fille s'appelle Camille. 
Je pense à elle, même quand elle est là. 
Quand elle me regarde, je deviens aussi rouge qu'une fraise. 
On dirait une fleur sauvage qu'on veut pas cueillir pour pas qu'elle s'abîme entre vos doigts."